Salon de l’Assurance Vie https://savie.sn Salon de l'Assurance Vie Wed, 07 May 2025 21:12:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 Mamadou FAYE, Administrateur Directeur Général Sen Assurances Vie : « Quatre leviers pourraient être actionnés pour rendre le secteur plus attrayant et booster le taux de pénétration… » https://savie.sn/mamadou-faye-administrateur-directeur-general-sen-assurances-vie-quatre-leviers-pourraient-etre-actionnes-pour-rendre-le-secteur-plus-attrayant-et-booster-le-taux-de-penetration/ https://savie.sn/mamadou-faye-administrateur-directeur-general-sen-assurances-vie-quatre-leviers-pourraient-etre-actionnes-pour-rendre-le-secteur-plus-attrayant-et-booster-le-taux-de-penetration/#respond Mon, 05 May 2025 20:31:56 +0000 https://savie.sn/?p=20107 La Sénégalaise de l’Assurance vie est une société d’assurance vie créee en 2012, en partenariat public-privé, autour d’un promoteur, en la personne de son Administrateur Directeur Général Mamadou FAYE, ancien commissaire contrôleur des assurances à la CIMA, jouissant d’une grande renommée dans le secteur des assurances avec une expertise avérée dans les divers domaines de la statistique de l’assurance, de l’actuariat et de la finance. Entretien.

  • Monsieur le Directeur général, parlez-nous de la santé de Sen Assurances Vie et, si l’innovation est au cœur de la stratégie de votre compagnie, à quoi peut–on s’attendre en 2025 ?

La compagnie Sen Assurances Vie a clôturé son premier exercice en 2013. Elle est bénéficiaire depuis une dizaine d’années et justifie d’une marge de solvabilité avec des fonds propres de plus de cinq milliards de FCA et d’une couverture de ses engagements réglementés conformes à la réglementation.

En fait, comme vous le dites si bien, l’innovation est au cœur de notre stratégie : notre expertise nous permet de satisfaire tous nos clients, aucun segment de la population n’est laissé en rade ; plus d’une dizaine de produits, aussi bien en collective pour les entreprises ou toutes formes de groupements qu’en individuel, est proposée à nos clients. Nous sommes la première et unique société vie du marché des assurances au Sénégal à proposer une assurance dite TAKAFUL, c’est à dire conforme à la charia islamique avec un charia board composé d’érudits qui veillent à la conformité de nos opérations sur ce segment. En 2025, nous avons comme objectif la poursuite de notre politique d’innovation avec plus de produits nouveaux aussi bien en TAKAFUL, qu’en conventionnel, mais surtout le respect de nos engagements envers les assurés et bénéficiaires de contrats. Nous poursuivons également nos projets de digitalisation pour gérer tout le processus dans nos relations avec la clientèle, de la souscription au règlement des prestations.

  • On reproche souvent à votre secteur de ne pas financer suffisamment l’économie nationale. Partagez-vous cette opinion et comment faire pour accroître ce financement ?

Vous savez l’assurance est une activité complexe dont le fonctionnement est ignoré généralement, surtout, par certaines personnes qui s’improvisent en experts ; elle est fortement régulée, comme d’ailleurs les banques. Toute la richesse des assureurs qui n’est que la contrepartie des engagements contractés envers les assurés et bénéficiaires de contrats est représentée par des immeubles, des actions, des obligations des prêts et de la trésorerie dans les banques, suivant un catalogue de placements bien précis prévu par la réglementation CIMA. En 2023, les assureurs sénégalais ont investi sur les différents véhicules prévus par la réglementation, un cumul de 518 milliards de FCFA nets de prestations  dont 217 milliards dans les banques et 114 milliards soit 22% en titres publiques. Ce n’est pas négligeable !

Pour rendre le secteur plus attrayant et booster le taux de pénétration qui mesure la contribution du secteur dans la richesse nationale, plusieurs leviers pourraient être actionnés ; j’en citerai quatre dont deux dépendent des acteurs : une bonne tarification c’est-à-dire le paiement d’une prime correctement calculée (la sous tarification est entrain de gangrener nos marchés) et le règlement rapide des sinistres ; d’ailleurs les deux sont liés, vous ne pouvez pas vous acquitter correctement de vos sinistres si, à la souscription du contrat, vous n’avez pas réclamé la bonne prime, surtout la faire payer à la bonne date : la sous tarification et l’assurance à crédit tuent l’assurance.

Les deux autres leviers dépendent des autorités : il s’agit d’une fiscalité souple et adaptée à notre métier ; je donnerai deux exemples : nous avons été frappés par deux types d’ajustements, la réforme sur la patente qui a vu les montants à payer tripler et le prélèvement sur les compagnies d’assurances, 1% du CA qui s’est poursuivi, alors qu’il a été décidé dans le cadre d’une loi des finances rectificative en 2018.

Le deuxième levier porte sur les assurances obligatoires : il est démontré que le chiffre d’affaires des marchés est fortement corrélé au nombre d’assurances obligatoires ; dans nos pays la seule assurance obligatoire, en dehors de certaines assurances de responsabilité civile, moins bien contrôlées, c’est la RC automobile à laquelle certains véhicules de transport terrestre à moteur arrivent d’ailleurs à se soustraire. L’exemple de l’Afrique du Sud (14%), du Maroc (4%) avec des taux de pénétration honorables contre une moyenne mondiale de 9%, au Sénégal ce taux oscille entre 1 et 2%, illustre bien ces propos. Ces pays ont mis en place plusieurs assurances obligatoires à l’instar de ce qui se passe dans les pays développés où l’assurance occupe une place de choix dans l’économie.

  • Quels sont les différents types de produits d’assurance vie proposés ? Existe-t-il des offres spécifiquement pensées pour les personnes du secteur informel ? Une personne sans revenus fixes peut-elle quand même souscrire à un produit d’assurance vie?

Les produits d’assurance vie proposés sont les deux familles de produits classiques : en cas de vie et en cas de décès. Ils peuvent être souscrits en collective ou en individuel. En collective, nous avons la retraite complémentaire et la prévoyance collective souscrites par les entreprises ou les décès emprunteurs groupe souscrites par les banques et les sociétés de crédit pour couvrir leurs clients en cas de décès et en individuel, c’est celle souscrite par les personnes physiques pour soigner leur retraite, l’éducation de leurs enfants ou en cas de décès, le paiement d’un capital pour leurs ayants droit ou le remboursement de leur crédit contracté auprès d’une banque ou d’une société de microfinance. Plusieurs combinaisons sont possibles pour rendre le produit plus attrayant.

S’agissant du secteur informel que nos autorités tentent de structurer, compte tenu de leur poids dans la vie active, qui d’ailleurs représente une énorme niche, plusieurs initiatives avec des solutions innovantes sont mises en œuvre par les acteurs, notamment dans le cadre de regroupements auxquels il est proposé des produits de micro-assurance avec des primes accessibles et des conditions de paiement flexibles.

Bien entendu, on n’a pas besoin d’être un salarié avec un revenu fixe pour souscrire à un produit d’assurance vie, mais il faut juste avoir un revenu qui vous permette de payer vos primes : vous pouvez être maraîcher, éleveur, tailleur, mécanicien, artisan, vendeur de légumes, de poisson, ou d’arachide etc… Vos revenus peuvent être saisonniers, irréguliers, temporairement suspendus. Votre activité comportera toujours un risque auquel vous pouvez être sensible ou sensibilisé : ainsi, les vendeurs des marchés ou le patron d’un atelier de tailleurs peuvent redouter les conséquences d’un incendie de leur fonds de commerce ; des pêcheurs peuvent craindre les périls professionnels des gens de mer ; des membres d’un groupement peuvent se prémunir pour se porter assistance, en cas de décès ou de survenance d’une catastrophe particulière à laquelle ils peuvent être exposés.

L’assurance étant un contrat qui fait naître des obligations entre deux parties, l’une (l’assuré) s’oblige au paiement de la prime, l’autre (l’assureur), à la réparation du préjudice en cas de réalisation du risque ou au paiement de la prestation contractuelle comme le paiement du capital dû à l’échéance convenue. Et les moyens modernes permettent de personnaliser la collecte et de porter l’indemnité, via les outils de télépaiement. Il s’agit là du grand défi de l’inclusion et de la prise en compte des besoins réels du marché, auquel tous les assureurs sont confrontés.

Les efforts d’adaptation et d’écoute des assureurs, la bonne volonté des structures et groupements d’intérêt professionnel et l’encadrement des mesures d’accompagnement publiques appropriées, apporteront les réponses conduisant à l’extension du champ des assurances privées.

Malick NDAW

Lejecos

]]>
https://savie.sn/mamadou-faye-administrateur-directeur-general-sen-assurances-vie-quatre-leviers-pourraient-etre-actionnes-pour-rendre-le-secteur-plus-attrayant-et-booster-le-taux-de-penetration/feed/ 0
Chadwick Van Vacas, Directeur Général de SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie: ” La digitalisation est devenue un impératif stratégique et le secteur des assurances ne fait pas exception “ https://savie.sn/chadwick-van-vacas-directeur-general-de-sanlamallianz-senegal-assurances-vie-la-digitalisation-est-devenue-un-imperatif-strategique-et-le-secteur-des-assurances-ne-fait-pas-exception/ https://savie.sn/chadwick-van-vacas-directeur-general-de-sanlamallianz-senegal-assurances-vie-la-digitalisation-est-devenue-un-imperatif-strategique-et-le-secteur-des-assurances-ne-fait-pas-exception/#respond Mon, 05 May 2025 20:25:14 +0000 https://savie.sn/?p=20104 Sanlam (groupe sud-africain à envergure panafricaine) et Allianz (géant allemand de l’assurance) n’ont fusionné qu’en avril 2024 pour donner naissance à SanlamAllianz Assurances. Une alliance, c’est le cas de le dire, qui marque une nouvelle ère pour le marché sénégalais de l’assurance, avec l’ambition affirmée de démocratiser l’accès à la protection financière, d’innover en matière de produits, et de contribuer activement à l’inclusion économique. Trilingue, naviguant aisément dans des environnements multiculturels, fort de plus de 30 ans d’expérience dans le secteur de l’assurance et de nombreux postes de direction occupés, le Directeur Général de SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie, Chadwick Van Vacas, parle des défis et perspectives de l’assurance au Sénégal.

Quel est le poids de l’assurance vie dans le portefeuille de votre groupe qui comporte plusieurs segments ?

SanlamAllianz Sénégal fait partie du groupe SanlamAllianz, présent dans 27 pays d’Afrique et leader de l’assurance sur le continent. Sur une base consolidée à fin 2024, SanlamAllianz est la plus grande compagnie d’assurance au Sénégal, SanlamAllianz Sénégal Assurances Non-Vie étant leader du marché et SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie occupant la cinquième place, avec 11 % de parts de marché en assurance vie. SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie connaîtra une croissance exponentielle en investissant dans ses collaborateurs, en développant des solutions pertinentes, accessibles et abordables pour ses partenaires et clients, et en offrant une expérience client inégalée.

SanlamAllianz Sénégal est bien positionnée pour accroître sa part de marché et, par conséquent, se réjouit de jouer un rôle plus important dans l’essor du secteur de l’assurance vie.

Comment se porte SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie ?

SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie a enregistré une croissance de 14 % en 2024, un résultat solide comparé à celui du marché global de l’assurance vie, qui a progressé de 9 %. De plus, Sanlam et Allianz n’ont fusionné qu’en avril 2024, et malgré tous les défis liés à une telle intégration (fusion des cultures organisationnelles, des produits, des systèmes, des processus, etc.), la compagnie a réussi à atteindre un taux de croissance très honorable. Ce résultat témoigne de la qualité et de l’engagement de notre direction et de notre personnel.

Comment faire du secteur de l’assurance vie un levier d’inclusion financière et de mobilisation de l’épargne nationale ?

Dans un contexte économique où l’inclusion financière et la mobilisation de l’épargne nationale constituent des enjeux majeurs pour le développement, l’assurance vie peut jouer un rôle déterminant. Il est essentiel de concevoir des offres simples, accessibles et adaptées aux revenus modestes, tout en intégrant des services à valeur ajoutée. Cette démarche doit s’accompagner d’une digitalisation progressive pour réduire les coûts et améliorer l’accessibilité. L’éducation financière constitue le deuxième pilier de cette stratégie. Une population mieux informée sur les avantages de l’assurance vie et les mécanismes d’épargne, sera plus encline à y adhérer. Cette sensibilisation doit s’appuyer sur une communication claire et transparente, ainsi qu’un accompagnement personnalisé des clients. La distribution joue également un rôle crucial. L’élargissement des réseaux de distribution, notamment à travers des partenariats avec les banques et les institutions de microfinance, permet d’atteindre un public plus large. L’utilisation des technologies mobiles et la formation des agents commerciaux contribuent à optimiser cette distribution.

Le cadre réglementaire doit évoluer pour soutenir ces initiatives. Une réglementation adaptée, garantissant la protection des assurés tout en encourageant l’innovation, est nécessaire.

Les incitations constituent un levier important. La mise en place d’avantages fiscaux, le développement de programmes d’épargne collective et la création de garanties publiques peuvent stimuler l’adhésion à l’assurance vie. Ces mesures doivent viser particulièrement l’épargne de long terme. Enfin, l’innovation reste un facteur clé de succès. Le développement de la micro-assurance, l’intégration des nouvelles technologies et la création de produits hybrides permettent de répondre aux besoins émergents. Des solutions de paiement flexibles doivent être proposées pour faciliter l’accès à ces produits. Pour réussir cette transformation, une coordination étroite entre les acteurs du secteur, les autorités de régulation et les pouvoirs publics est indispensable. Une stratégie nationale cohérente, associant l’ensemble des parties prenantes, permettra de maximiser l’impact de ces initiatives sur l’inclusion financière et la mobilisation de l’épargne nationale. En conclusion, l’assurance vie peut devenir un véritable catalyseur de l’inclusion financière et de la mobilisation de l’épargne nationale. Cela nécessite cependant une approche holistique, combinant innovation produit, éducation financière, distribution optimisée, cadre réglementaire adapté et incitations appropriées. Le succès de cette transformation repose sur l’engagement de tous les acteurs et leur capacité à collaborer efficacement.

Quel est l’impact des technologies numériques sur la distribution des produits d’assurances vie ?

La digitalisation consiste à intégrer des technologies innovantes dans le processus de réalisation de l’activité d’assurance. Elle est devenue un impératif stratégique pour de nombreux secteurs. Le secteur des assurances ne fait pas exception. Dans un monde où les attentes des clients sont en constante évolution, les compagnies d’assurance doivent s’adapter pour rester compétitives. La digitalisation permet non seulement d’améliorer l’efficacité opérationnelle, mais aussi de répondre aux besoins croissants des clients en matière de personnalisation et d’accessibilité. Les plateformes en ligne, les applications mobiles et les outils d’analyse de données permettent aux assurés de gérer leurs polices, soumettre au besoin des réclamations et d’accéder à des informations pertinentes en temps réel.

Cette évolution vers une approche centrée sur le client est essentielle pour fidéliser une clientèle de plus en plus exigeante et informée. La transformation digitale en assurance vie représente ainsi non seulement une opportunité, mais également un défi majeur pour les acteurs du secteur.

Les technologies numériques ont un impact significatif sur la distribution des produits d’assurances vie. D’une part, elles améliorent l’accès a l’information et la transparence des offres. Les clients peuvent désormais consulter facilement les délais de leurs polices ; comparer différentes options et comprendre les termes complexes grâce a des interfaces utilisateur intuitives. Cette ouverture renforce la confiance entre les assureurs et leurs clients, un élément clé dans un secteur ou la réputation joue un rôle déterminant. D’autre part, les technologies numériques permettent le développement de nouveaux produits adaptés aux besoins spécifiques de cibles bien identifiés.

En résumé, les technologies numériques, en rapport avec la distribution, permettent :

  • Un accès facile a l’information en tout temps et en tout lieu
  • Une simplification des procédures (gain d’efficacité opérationnelle)
  • Le développement de produits d’assurances personnalisés (ciblés)

Que se passe-t-il si le souscripteur a un produit d’assurance décède ou à un accident grave ?

Lorsqu’un souscripteur à un contrat d’assurance vie décède ou est victime d’un accident grave, différentes dispositions sont mises en œuvre selon le type de contrat souscrit et les garanties prévues :

  • En cas de décès, nous procédons au versement du capital assuré et/ou de la valeur de rachat, conformément aux modalités du contrat, au profit des bénéficiaires désignés.
  • En cas d’accident grave, une indemnité peut être versée en cas d’invalidité absolue et définitive, ou une prise en charge des frais d’hospitalisation peut être assurée, selon les garanties contractuelles.

Pour une bonne prise en charge, il est essentiel d’effectuer la déclaration du sinistre dès que possible, en transmettant les pièces justificatives requises (certificat de décès, rapport médical, copie du contrat d’assurance, etc.).

Comment les bénéficiaires peuvent-ils accéder au capital ?

Chez SanlamAllianz Sénégal Assurances Vie, nous plaçons l’expérience client au cœur de nos priorités. Ainsi, en cas de survenance d’un sinistre ou de tout événement couvert par votre contrat d’assurance, les bénéficiaires peuvent nous contacter facilement via nos différents canaux dédiés : courriel, accueil physique, plateforme en ligne ou encore téléphone.

Grâce à notre Service Client, spécialement conçu pour simplifier et accélérer le traitement des déclarations, nous garantissons un accompagnement personnalisé à chaque étape du parcours.

Dès réception des pièces justificatives requises, le règlement des prestations intervient dans un délai de 15 jours.

Malick NDAW

Lejecos

]]>
https://savie.sn/chadwick-van-vacas-directeur-general-de-sanlamallianz-senegal-assurances-vie-la-digitalisation-est-devenue-un-imperatif-strategique-et-le-secteur-des-assurances-ne-fait-pas-exception/feed/ 0
Mme Nafi Ba DORE, Directrice commerciale AMSA VIE: « L’épargne demeure le principal moteur de l’assurance vie au Sénégal » https://savie.sn/mme-nafi-ba-dore-directrice-commerciale-amsa-vie-lepargne-demeure-le-principal-moteur-de-lassurance-vie-au-senegal/ https://savie.sn/mme-nafi-ba-dore-directrice-commerciale-amsa-vie-lepargne-demeure-le-principal-moteur-de-lassurance-vie-au-senegal/#respond Mon, 05 May 2025 20:17:00 +0000 https://savie.sn/?p=20101 Malgré une prépondérance de l’informel qui occupe une large part du tissu économique et un pouvoir d’achat limité qui constitue un frein à l’achat de produits autres que ceux de première nécessité, le marché de l’assurance vie au Sénégal affiche un certain dynamisme. La compagnie Amsa Vie, filiale de Amsa Assurances, un des groupes d’assurances leader les plus anciens au Sénégal, tire son épingle du jeu, depuis une dizaine d’années, avec une activité en croissance. Son Directeur Commercial, Mme Nafi Ba DORE, explique les enjeux.

Mme, pouvez-vous nous faire une évaluation de l’évolution de l’assurance vie au Sénégal ?

En 2023, le marché de l’assurance vie au Sénégal a enregistré une croissance de 12 %, portant le chiffre d’affaires global de 88,3 milliards FCFA à 99 milliards FCFA. Ce dynamisme positionne le Sénégal comme le troisième marché de la zone CIMA, derrière la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Cependant, malgré cette progression, le taux de pénétration de l’assurance vie reste très faible, inférieur à 1 %, révélant un potentiel de développement encore largement sous-exploité. Le marché est majoritairement porté par les assurances collectives, qui représentent plus de 60 % du portefeuille, tandis que les assurances individuelles peinent à se développer, freinées notamment par une faible culture assurantielle au sein de la population.

Enfin, l’épargne demeure le principal moteur de l’assurance vie au Sénégal, alors que les contrats de prévoyance, encore méconnus et insuffisamment intégrés socialement, peinent à susciter l’adhésion du public.

Dans cette évolution du secteur, quelle est celle de AMSA VIE ?

Le chiffre d’affaires de Amsa Vie a cru régulièrement pendant ces dix dernières années avec un taux de croissance moyen de 8%. Cette croissance est portée essentiellement par l’assurance Epargne.

Quelle adaptation faites-vous des produits vie au contexte socio-économique Sénégalais ?

Le contexte socio-économique Sénégalais est marqué par :

  • Une prépondérance de l’informel qui occupe une large part du tissu économique.
  • Un pouvoir d’achat limité qui constitue un frein à l’achat de produits autres que ceux de première nécessité

Dans ce contexte, l’adaptation de l’offre est cruciale. Il est indispensable que les acteurs du marché soient à l’écoute de leur cœur de cible, afin de proposer des produits :

  • Accessibles,
  • Compréhensibles,
  • Flexibles,
  • Et répondant aux besoins sociaux et économiques.

Comment faire face aux défis du secteur comme la mauvaise image, l’inadaptation de l’offre, le faible taux de mobilisation de l’épargne ?

Pour relever les défis du secteur, il faudrait :

• Être à l’écoute pour une meilleure compréhension des besoins et une conception de produits adaptés.

• Proposer des produits innovants et de qualité (digitalisation, produits certifiés)

. • Engager une communication simple, claire et transparente avec le public cible pour favoriser la compréhension des produits et instaurer un climat de confiance.

• Respecter les engagements pris avec les clients en améliorant la qualité de service

• Etablir une relation de confiance durable fondée sur un accompagnement continu, régulier et prenant en compte la réalité socio-professionnelle des clients

L’objectif est de construire un cercle vertueux, basé sur la transparence, la pédagogie, un système d’écoute et de suivi rigoureux, pour restaurer la confiance dans le secteur

Quelle est la différence entre assurance vie et assurance décès, entre assurance vie et un simple contrat d’épargne ?

L’assurance vie est une assurance de personne axée sur la vie humaine. Elle est composée de 2 branches : La Branche Epargne et La branche Prévoyance (Décès, Invalidité, Incapacité Partielle, Incapacité temporaire)

  • L’assurance Epargne a pour objectif de constituer progressivement une épargne sur le long terme, avec possibilité de transmettre cette épargne à un bénéficiaire (Succession facilité) ou de récupérer les fonds soi-même (en général à la retraite ou pour un projet particulier).
  • L’assurance Prévoyance est une sous branche de l’assurance vie. Elle a pour objectif de garantir une protection financière aux bénéficiaires de l’assuré par le versement d’un capital ou d’une rente en cas de décès ou d’invalidité de l’assuré. Les fonds reversés dans ce type d’assurance peuvent permettre d’accompagner les proches (enfants, conjoints, parents), ou de couvrir un emprunt bancaire ou de financer des obsèques. Les primes peuvent être périodiques ou uniques.

Par ailleurs, entre assurance vie et un simple contrat d’épargne, les différences résident dans l’aspect Juridique et fiscal; l’objectif ; le Rendement ; la protection :

– Au plan Juridique et fiscal, pour l’assurance Vie, c’est le Contrat d’assurance qui permet par exemple une transmission de capital en cas de décès sans frais. Les primes d’assurance vie sont déductibles fiscalement. Quant à l’épargne classique, c’est le Produit Bancaire qui entre dans la succession légale

– En termes d’objectif, En assurance Vie, il y a l’Epargne long terme accessible sur demande du client et les contrats d’assurance vie sont en général souscrits pour des projets bien définis (Départ à la retraite, Projet Immobilier, Financement de l’éducation des enfants) ; Contrairement à l’épargne accessible à court ou à moyen terme

– En termes de rendement, en assurance Vie, l’assuré bénéficie au-delà du taux annuel garanti (3.5%) de participations aux bénéfices. Ces participations aux bénéfices peuvent porter le taux à plus de 6% ; Pour l’Epargne, les rendements sont fixes et limités. Ils sont en général plafonnés à 3.5%. En général, le montant maximal de l’épargne rémunéré est fixé à 10.000.000 FCFA

– Enfin en assurance Vie, il y a possibilité d’inclure une garantie complémentaire prévoyance pour la protection sociale ; pour l’épargne, c’est une Epargne Simple.

Malick NDAW

Lejecos

]]>
https://savie.sn/mme-nafi-ba-dore-directrice-commerciale-amsa-vie-lepargne-demeure-le-principal-moteur-de-lassurance-vie-au-senegal/feed/ 0
Hassan CHAKIB, Directeur Général Wafa Vie Sénégal : « Contrairement à ce que l’on pense, les assureurs vie contribuent fortement au financement de l’économie » https://savie.sn/hassan-chakib-directeur-general-wafa-vie-senegal-contrairement-a-ce-que-lon-pense-les-assureurs-vie-contribuent-fortement-au-financement-de-leconomie/ https://savie.sn/hassan-chakib-directeur-general-wafa-vie-senegal-contrairement-a-ce-que-lon-pense-les-assureurs-vie-contribuent-fortement-au-financement-de-leconomie/#respond Mon, 05 May 2025 06:13:28 +0000 https://expert-themes.com/wp/konfer/?p=17808 Avec une part de marché de 19,5%, la compagnie Wafa assurances Vie, filiale du groupe marocain Wafa Assurance, implantée au Sénégal depuis 2015, est dans le top trois des compagnies d’assurance Vie au Sénégal. Avec une présence consolidée au Sénégal et une stratégie axée sur l’innovation et la satisfaction client, Wafa Assurance Vie Sénégal, sous la Direction Générale de Hassan CHAKIB, est bien positionnée pour renforcer sa part de marché et contribuer davantage au développement du secteur de l’assurance vie dans le pays.

  • Comment se porte Wafa assurances Vie ?

Wafa Assurance Vie Sénégal se porte très bien. Depuis 2019, elle est sur le podium des trois premières compagnies d’assurance Vie au Sénégal. A fin 2024, elle détient une part de marché de 19,5%. Sur le plan humain, Wafa Assurance Vie Sénégal est une famille sereine composée d’une trentaine de collaborateurs ayant pour la plupart intégré la compagnie depuis le lancement de son activité en 2015. Recrutés et fraîchement diplômés des grandes écoles de commerce sénégalaises, ils ont fortement contribué à la ‘’sucess story’’ de Wafa Assurance Vie qu’ils considèrent comme leur compagnie, leur famille.

Quels sont les défis auxquels le secteur de l’assurance vie fait face et comment y remédier ?

Le secteur de l’assurance vie au Sénégal recèle un énorme potentiel de croissance pour deux raisons principales, une croissance économique soutenue pour les années à venir et une population jeune de plus en plus prédisposée à la culture de l’épargne et la prévoyance. Pour relever davantage la culture d’épargne et prévoyance à moyen et long terme, les acteurs du secteur de l’assurance doivent déployer de plus en plus d’effort sur la clarté et la simplicité des contrats, la transparence et l’amélioration de la qualité de service à travers des délais de règlement des prestations et des indemnités rapides.

Les acteurs de l’assurance doivent démontrer aux régulateurs et aux pouvoirs publics les bienfaits d’un dispositif réglementaire et fiscal favorables pour encourager les assurés à souscrire des contrats d’assurance vie. Pour preuve, des mesures réglementaires et fiscales encourageantes, ont permis d’atteindre un taux de pénétration de l’assurance de 5% par rapport au PIB, lorsque nous sommes encore dans une phase de démarrage au Sénégal, avec un taux de pénétration de 1,4%.

Quels sont les produits d’assurance vie destinés aux particuliers ?

Les produits d’assurance vie sont conçus pour répondre à des préoccupations majeures et à des besoins réels.

Quoi de plus importants pour un particulier qu’il soit salarié ou indépendant que de constituer une retraite principale ou complémentaire moyennant un effort d’épargne accessible sur le moyen et long terme. Les solutions d’épargne retraite existent sur le marché. Ainsi, moyennant des versements mensuels et des versements occasionnels bien capitalisés et bien rémunérés par l’assureur, un particulier peut constituer sa retraite complémentaire. Il peut moduler son rythme d’épargne comme il le souhaite à la hausse comme à la baisse, sans aucune contrainte. L’idéal est de souscrire dès l’installation dans la vie active car l’effort est moindre mais payant à long terme.

Quoi de plus important pour un particulier que de préparer l’avenir de ses enfants, prendre en charge leurs études supérieures et les aider à s’installer dans la vie active ?!

La solution existe, c’est ce qu’on appelle l’Epargne Education. Dès la naissance d’un enfant, le parent peut lui souscrire une épargne moyennant des versements mensuels ou des versements occasionnels libres, à sa portée. Cette solution d’épargne éducation est souvent doublée d’une garantie de la plus haute importance à savoir la prise en charge par l’assureur du restant des versements mensuels jusqu’à l’âge de majorité de l’enfant si jamais le partent venait à disparaître.

L’épargne éducation peut être également couplée avec ce nous appelons une rente éducation. Il s’agit de garantir à l’enfant mineur un revenu régulier (mensuel ou trimestriel…) jusqu’à l’âge de majorité, si jamais le parent venait à disparaître. Ce revenu régulier peut valablement répondre au besoin de la prise en charge des frais de scolarité de l’enfant.

Nous pouvons également citer les assurances décès toutes causes (accidentelles ou naturelles) couvrant les crédits amortissables octroyés par les établissements bancaires. Ces assurances sont généralement exigées par ces établissements pour sécuriser le restant du crédit en cas de disparition prématuré de l’assuré.

L’assurance Solidarité Obsèques est également proposée par les assureurs vie. Il s’agit de servir le jour-même de la disparition de l’assuré, une indemnité permettant à la famille de faire face à toutes les charges découlant de cet évènement majeur.

Quels sont les produits pour les professionnels, les indépendants ou les chefs d’entreprise ?

Nous pouvons affirmer de manière générale qu’en matière d’assurance vie, les besoins des professionnels des indépendants et des chefs d’entreprises sont pratiquement les mêmes que ceux des particuliers.

Cette population peut souscrire ses solutions pour elles-mêmes, comme elle peut le réaliser pour ses salariés dans le cadre de contrat collectif.

En plus des solutions précitées, les chefs d’entreprises peuvent souscrire des assurance vie en tant qu’Homme Clé de leur entreprise. Ces assurances permettent de verser généralement une somme importante à l’entreprise lui permettant de faire face aux conséquences financières de la disparition du Chef d’Entreprise.

On reproche à votre secteur le faible taux de financement à l’économie nationale. Quelles sont aujourd’hui les pistes d’amélioration pour accroître cette contribution du secteur dans le financement de l’économie ?

Contrairement à ce que l’on pense, les assureurs vie contribuent fortement au financement de l’économie de leur pays. En effet, ils investissent 50% de leurs engagements dans les emprunts étatiques.

L’enjeu est en effet de permettre aux assureurs d’augmenter considérablement leurs engagements et par ricochet, contribuer davantage au financement de l’économie nationale.

Comme je l’ai évoqué précédemment, un cadre réglementaire et fiscal favorable tout d’abord pour les assurés serait de nature à favoriser la collecte de l’épargne longue. Dans certains pays, l’encouragement à l’épargne retraite complémentaire à travers la déduction fiscale des versements du revenu imposable, a permis un essor extraordinaire des fonds collectés que les assureurs recyclent dans l’économie du pays, ce qui a permis d’atteindre des taux de pénétration dépassant les 5%.

Il est aussi question de favoriser les meilleurs canaux à même de développer l’assurance vie notamment à travers le digital et la bancassurance, comme c’est le cas dans les pays à fort taux de pénétration. Une telle évolution favorable permettrait à moyen terme, une forte croissance du marché de l’assurance vie, une meilleure couverture pour les citoyens en atténuant des préoccupations sociales majeures pour assurer l’avenir des enfants, vivre bien sa retraite, tranquilliser sa famille et assurer la continuité de l’activité de son entreprise.

Malick NDAW

Lejecos

]]>
https://savie.sn/hassan-chakib-directeur-general-wafa-vie-senegal-contrairement-a-ce-que-lon-pense-les-assureurs-vie-contribuent-fortement-au-financement-de-leconomie/feed/ 0
FARA SARR, DIRECTEUR GENERAL SUNU Assurances Vie Sénégal : « Il faut instaurer la confiance par le respect de nos engagements vis-à-vis de nos clients » https://savie.sn/fara-sarr-directeur-general-sunu-assurances-vie-senegal-il-faut-instaurer-la-confiance-par-le-respect-de-nos-engagements-vis-a-vis-de-nos-clients/ https://savie.sn/fara-sarr-directeur-general-sunu-assurances-vie-senegal-il-faut-instaurer-la-confiance-par-le-respect-de-nos-engagements-vis-a-vis-de-nos-clients/#respond Mon, 05 May 2025 06:13:27 +0000 https://expert-themes.com/wp/konfer/?p=17809 La compagnie SUNU Assurances Vie Sénégal demeure un acteur majeur du secteur de l’assurance vie au Sénégal. En octobre 2024, M. Fara SARR a été nommé Directeur Général de SUNU Assurances Vie Sénégal, filiale du Groupe SUNU, leader de l’assurance vie dans la zone CIMA. Les défis et les éventuels leviers de développement du secteur, il nous les livre dans cette interview.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle de l’assurance vie ?

En partant de sa définition, on peut attribuer à l’assurance Vie trois rôles principaux : Le premier rôle qu’on pourrait considérer de l’assurance vie c’est son rôle de protection. Par exemple, dans un contrat, l’assureur, moyennant le paiement d’une prime, garantit à l’assuré en cas de décès ou d’incapacité, un capital à payer aux bénéficiaires désignés. L’assurance vie peut jouer aussi un rôle  d’épargne, à travers le contrat par lequel l’assureur s’engage en contrepartie du versement de primes,  sous forme de rente ou à constituer un capital à l’assuré ou à ses bénéficiaires.

Le troisième et non moins important rôle ( sous-jacent des précédents  rôles ) que l’on pourrait  attribuer à l’assurance-vie et que j’apprécie particulièrement, c’est celui de financeur de l’économie, à l’instar des banques. Aujourd’hui, nous collectons de l’épargne à long terme et une partie de ces primes collectées doivent servir au financement de nos économies

Par exemple en 2024, le chiffre d’affaires  provisoire du marché sénégalais était estimé à 108 milliards de FCFA, là où le marché ivoirien nous a sorti 266 milliards et le marché burkinabé 167 milliards. Nos actifs admis en couverture de nos  engagements  réglementés s’élevaient en 2023 à plus de 300 milliards de FCFA et sont investis à hauteur de 50% maximum dans le financement des Etats, à travers les obligations, les Dépôts à terme (DAT)…. » auprès des banques qui les réutilisent pour financer l’économie, via l’État, les Particuliers et les Entreprises.

Ce rôle de financeur de l’économie, je le pense, doit être mis en avant pour contribuer davantage au financement de l’économie. Comparativement, si on regarde en Europe, notamment en France et en Angleterre, dans les années 80-90, les assurances sur la vie, jusqu’à un passé récent, ont été les financeurs de l’économie.

Quels sont, selon vous, M. Sarr, les défis de l’assurance-vie au Sénégal ?

Aujourd’hui, nous faisons face au défi de la transformation digitale et de l’innovation en matière de produits. Il faut relever cependant le volet partenariat via la distribution, dans le sens de faciliter le parcours client qui n’est pas inclu quand on évoque souvent la transformation digitale. Cela veut dire qu’il faut que l’assurance soit simple, et accessible à tous .

Pour ce faire, il faut qu’on arrive à bien communiquer et à éduquer la population sénégalaise afin qu’elle intègre davantage l’assurance dans son quotidien. Pour donner un  exemple, à la naissance d’un enfant, au Sénégal, l’on s’occupe davantage et en premier des aspects liés à la culture plutôt que ceux relatifs à sa préparation pour affronter sa vie future .

Ensuite, il faudra aussi qu’on arrive à renforcer l’incitation fiscale pour encourager l’épargne retraite  et c’est l’occasion de remercier déjà l’État,  parce qu’il faut le reconnaître, il y a des acquis notamment la déductibilité de l’externalisation de l’IFC qui a pu jouer un rôle important dans la vulgarisation et la croissance du chiffre d’affaires du marché sénégalais. C’est  pour cela  qu’il est essentiel d’établir un dialogue  permanent avec les autorités afin d’ajouter des mesures incitatives, comme rendre obligatoire la retraite complémentaire qui viendra en complément de notre système classique de retraite, l’IPRES.

Par ailleurs, il faut reconnaître que certains acquis doivent être revus et adaptés au contexte du secteur en perpétuelle mutation. A titre d’exemple, nous avons  le plafonnement à 10 % de la déductibilité fiscale des primes ou cotisation relatives aux pensions de retraite complémentaire, ce qui veut dire qu’une entreprise qui cotise pour ses salariés ne doit pas dépasser 10 % de la masse salariale y compris pour l’assurance décès. Ce qui est une contrainte parce que l’employeur peut vouloir faire plus, et y renoncer par la suite en regardant l’impact fiscal. Ceci entraîne  un impact sur la collecte ou le développement du chiffre d’affaires.

Il y a une autre piste de réflexion à savoir l’abrogation de l’impôt libératoire de 7,5% sur les contrats arrivés à échéance ; c’est un véritable goulot d’étranglement. En effet, durant toute la durée de vie du contrat d’assurance, les primes collectées sont taxées. Lorsque je collecte une prime et commence à l’investir, elle est taxée à la TVA pour les dépôts à terme, et à l’IRVM (Impôt sur le revenu des valeurs mobilières) pour les obligations. Ce sujet de l’imposition des revenus de valeurs d’Etat est revenu sur la table par une récente lettre du Ministre en charge des Finances qui revient sur l’exonération qu’une doctrine fiscale de 2019 avait reconnue en faveur des revenus des obligations émises par tous les Etats membres de l’UEMOA. Désormais, la lettre du Ministre limite l’exonération aux seuls revenus des titres émis par l’Etat du Sénégal, or avec l’effet de réciprocité, notre rôle de financeur de l’économie pourrait être remis en cause.

Pourquoi ? Parce que pour la collecte de l’épargne, nous devons rémunérer ceux qui nous font confiance et nous donnent leur argent. En somme, si l’un des indicateurs notamment le  taux de rendement n’est pas intéressant, cela représente une contrainte. C’est un défi majeur mais je crois que la fédération, par le biais de la présidente, y travaille.

L’autre contrainte majeure qui représente également un levier, c’est l’harmonisation fiscale, un sujet qui me tient personnellement à cœur. Après la période post Covid, un travail intéressant a été fait par UMOA titres avec l’accompagnement du cabinet Face Africa, dans le souci de relancer nos économies. Les conclusions sont sur la table de nos Etats ……

L’autre défi majeur qui est aussi un levier, c’est l’instauration de la confiance par le respect de nos engagements  vis-à-vis de nos clients. Cela va dans le sens de la communication, dans un contexte culturel particulier. Au Sénégal, on a tendance à cacher un contrat d’assurance or, pourquoi ne pas communiquer sur le paiement effectif de la prestation afin de créer l’émulation ?

Pour terminer sur ce point concernant les défis, nous devons également capitaliser sur les autres branches de l’assurance vie notamment la micro-assurance et l’assurance islamique qui peuvent permettre, en termes d’inclusion financière, d’adresser la masse « laissés en rade ».

Quel est votre message aux participants du salon de l’Assurance vie ?

Je voudrais remercier la présidente de la Fédération et son bureau pour le travail abattu au quotidien car, ce n’est pas évident. Le message c’est aussi un appel à davantage de dialogue avec les parties prenantes (régulateur, Etat, prospect) afin de mieux faire comprendre notre activité. En tout cas nous invitons tout l’écosystème à venir se familiariser avec l’assurance et ses enjeux.

Malick NDAW

Lejecos

]]>
https://savie.sn/fara-sarr-directeur-general-sunu-assurances-vie-senegal-il-faut-instaurer-la-confiance-par-le-respect-de-nos-engagements-vis-a-vis-de-nos-clients/feed/ 0
Façonner l’avenir de l’assurance vie en Afrique : La Fédération sénégalaise jette les bases https://savie.sn/faconner-lavenir-de-lassurance-vie-en-afrique-la-federation-senegalaise-jette-les-bases/ https://savie.sn/faconner-lavenir-de-lassurance-vie-en-afrique-la-federation-senegalaise-jette-les-bases/#respond Mon, 05 May 2025 06:12:37 +0000 https://expert-themes.com/wp/konfer/?p=17811 Le rôle, le fonctionnement et l’importance de l’assurance Vie dans l’économie, seront entre autres problématiques au menu des échanges, dans le cadre du « Salon de l’Assurance Vie ». Les 08 et 09 mai prochains, l’Assurance vie sera « Au cœur de la souveraineté économique et sociale : levier de transformation pour une Afrique résiliente et inclusive ».

C’est le thème principal de l’évènement qui réunira des experts, institutions académiques, autorités publiques et réglementaires, acteurs de l’assurance et décideurs de haut niveau, pour débattre des enjeux stratégiques de l’assurance vie en Afrique et particulièrement en zone CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances).

Les 08 et 09 mai prochains, Dakar sera la capitale de l’Assurance Vie, par les soins de la Fédération sénégalaise des Sociétés d’Assurances (FSSA) qui organise la première édition du Salon dédié à cette problématique majeure. L’évènement placé sous la haute autorité du Premier Ministre du Sénégal, sera un creuset pour débattre des enjeux stratégiques de l’assurance vie en Afrique et particulièrement en zone CIMA.

Il vise à promouvoir l’innovation, la recherche et les opportunités économiques, tout en sensibilisant les jeunes, les professionnels, les investisseurs et institutions financières, vers les avancées du secteur qui façonnent l’avenir du continent.

La protection sociale, la sécurité financière des assurés et bénéficiaires de contrats d’assurance et de capitalisation, autant de leviers qui permettront de relever les défis liés au développement de la branche Vie, à l’augmentation du taux de pénétration à travers l’innovation, l’éducation financière et la diversification des offres. Cela passera par des échanges dont l’aboutissement sera matérialisé à travers une meilleure protection et sécurisation de l’épargne des assurés et bénéficiaires des contrats d’assurance Vie.

Silencieux mais puissant

La Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurance (FSSA) regroupe les principaux acteurs du secteur assurantiel au Sénégal. Elle œuvre pour la modernisation du secteur, le renforcement des compétences et la sensibilisation du public à la culture de l’assurance vie.

Bien que souvent sous-développée en Afrique par rapport aux marchés occidentaux, l’assurance vie constitue un instrument stratégique pour construire une Afrique plus résiliente, financièrement inclusive et autonome. Si elle est correctement structurée et popularisée, elle pourrait jouer un rôle crucial sur plusieurs plans. L’assurance vie canalise l’épargne individuelle vers des investissements de long terme.

En Afrique où les besoins de financement des infrastructures, de la transition énergétique ou de la santé sont immenses, cette ressource domestique est précieuse. Elle permet aux États et aux entreprises d’accéder à des capitaux stables et locaux, limitant la dépendance aux financements extérieurs volatils. En proposant des produits simples et accessibles, l’assurance vie peut protéger les ménages contre les chocs de la vie (décès, maladie, invalidité) ; elle renforce la résilience des familles vulnérables, réduit la précarité et soutient une croissance inclusive ; en lien avec les services numériques, elle peut toucher des millions de personnes exclues des circuits financiers classiques.

Investisseurs institutionnels majeurs, les compagnies d’assurance vie peuvent, en Afrique, soutenir le développement des marchés obligataires et boursiers, en finançant notamment les PME et projets d’infrastructure via des obligations vertes ou sociales ; pour peu qu’elle soit bien intégrée aux politiques publiques et aux besoins des populations afin de devenir un moteur de transformation silencieux mais puissant.

Malick NDAW

Lejecos

]]>
https://savie.sn/faconner-lavenir-de-lassurance-vie-en-afrique-la-federation-senegalaise-jette-les-bases/feed/ 0